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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Inra Productions Animales

Les exploitations bovines selon leur niveau de chargement : diagnostic et perspectives face à la réforme de la PAC

INRA Prod. Anim., 7 (5), 327-342.

F. COLSON, V. CHATELLIER

INRA-ESR de Nantes

Résumé 

L’analyse des exploitations bovines françaises, réparties selon leur niveau de chargement face à la réforme de la PAC, repose sur l’échantillon 1991 du Réseau d’Information Comptable Agricole (RICA) national regroupant 4 200 exploitations productrices de viande bovine soit un univers extrapolé de 310 600 unités de production. Au travers d’une typologie adaptée, le RICA permet de tenir compte de la diversité des systèmes techniques et de quatre classes de chargement : moins de 1 UGB herbivore par hectare de SFP, de 1 à 1,5, de 1,5 à 2 et de plus de 2.

À système technique identique, les exploitations extensives disposent d’une superficie agricole utile et d’une superficie fourragère plus importantes que les exploitations intensives. En revanche, elles détiennent des cheptels de taille plus limitée, c’est pourquoi, elles dégagent, en moyenne, un produit brut total et un revenu nettement inférieur. Bien que leur rentabilité soit peu élevée, elles parviennent à conserver une situation financière assez semblable à celles des exploitations plus intensives. Ceci s’explique surtout par des prélèvements moins élevés. L’étude montre que 75 500 unités de production, soit une exploitation bovine sur quatre, sont susceptibles de bénéficier de la prime à l’herbe prévue dans le cadre du plan d’accompagnement de la réforme. Cette aide concerne trois millions d’hectares soit plus du tiers des superficies en prairies du territoire national. Cette mesure est particulièrement bénéfique pour les exploitations des systèmes Naisseur et Lait-Spécialisés-Herbe, lesquelles sont localisées pour les deux tiers dans les zones agricoles défavorisées et dégagent en moyenne de faibles revenus. Plus des trois quarts des exploitations bovines et des vaches allaitantes sont situées en deçà du seuil de facteur de densité de 1,4, conditionnant l’octroi des primes communautaires à l’extensification. La réforme de la PAC contribue à limiter le processus d’intensification en incitant la plupart de ces exploitations à rester en deçà de ce seuil. En revanche, elle n’encourage pas véritablement à un processus important d’extensification, puisque seulement 10 à 15 % de l’ensemble des exploitations bovines ont intérêt à s’extensifier pour obtenir un surplus d’aides directes.

Les simulations des effets de la réforme de la PAC ont été réalisées à partir du programme PéCARI du Bureau de l’évaluation et de la Prospective du Ministère de l’Agriculture. Projetées à horizon 1996, ces simulations sont effectuées à structure et à productivité constantes. Globalement elles laissent prévoir une augmentation moyenne de l’Excédent Brut d’Exploitation de 7 % sur l’ensemble des exploitations bovines. Pour un système technique donné, la réforme est en moyenne plus favorable aux élevages extensifs, spécialisés en production bovine, de petite dimension économique et localisés dans les zones défavorisées. Si la réforme de la PAC permet un léger rééquilibrage en étant plus favorable aux exploitations dégageant les revenus initiaux les plus faibles, la hiérarchie des revenus demeure. Pour les élevages allaitants et notamment ceux pour lesquels le niveau de spécialisation en production bovine est important, les résultats des simulations sont fortement dépendants des évolutions des prix de marché consécutives à l’abaissement des prix d’intervention. Le montant moyen des transferts publics directs par exploitation bovine est de 89 kF (dont 42 % d’aides directes végétales), ce qui représente 44 % de l’EBE et 18 % du produit brut. Les aides directes animales par UGB herbivore diminuent avec l’augmentation du chargement, mais rapportées à l’hectare de SFP, ces aides sont d’autant plus fortes que les exploitations sont intensives.

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