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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Vigne - Oïdium

Points à retenir

  • Vigne : grande consommatrice en fongicides
  • Oïdium : première maladie sur vigne au niveau mondial

- Deux formes de conservation de la maladie, cépage-dépendantes
 - Une fois les épidémies initiées, le champignon est peu sensible aux conditions climatiques
 - Pas de système de prévision des risques efficace
 - Gravité des épidémies très dépendantes des conditions initiales : précocité, nombre de foyers primaires, et facteurs hôtes favorables
 - A partir des foyers primaires, prévision d'évolution temporelle de l'épidémie possible
 - Bonne relation entre la quantité de maladie sur feuilles à la floraison et dégâts sur grappes
 - Fortes interactions entre développement de la plante et extension des épidémies
 - Différents types de modèles développés pour étudier les relations entre développement de l'hôte et maladie
 - Un processus opérationnel de décision

Contexte socio-économique

La viticulture est forte consommatrice de pesticides. Cette situation tient moins à l'importance des surfaces cultivées (860 000 ha soit seulement 3,7 % de la SAU) qu'au nombre de traitements phytosanitaires réalisés par unité de surface lors de chaque saison culturale. Si on comptabilise les applications visant l''ensemble des bio-agresseurs de la vigne, l'IFT moyen (indice de fréquence de traitements à la dose homologuée) s'élève à 13,8 (contre 3,9 en grande culture). Il s''agit majoritairement de pulvérisations de fongicides visant deux maladies, l'oïdium et le mildiou qui, à elles seules, génèrent 70 % des dépenses phytosanitaires.

L'oïdium (Erysiphe necator) peut entraîner des pertes catastrophiques de récoltes (i.e la chute de 80% de la production de vin en France, lors de son apparition en 1847). Aujourd'hui la maladie reste encore difficile à contrôler de par

  • l'absence de système de prévision des risques efficace pour les épidémies initiées par ascospores, rendant le moment de leur initiation spéculatif, et
  • une longue phase cryptique (symptômes discrets en face inférieure des feuilles) de 30 à 40 jours.

Biologie

Parasite externe obligatoire des vitacées, Erysiphe necator se développe sous la forme de mycélium à la surface des tissus (figures 1 et 2). Les contaminations primaires issues des formes de conservation hivernale, peuvent être de deux types :

  • du mycélium hivernant dans les bourgeons infectés qui colonise le jeune rameau en croissance dès sa formation. Cela se traduit par la présence de mycélium blanc-gris abondant à la base de la tige du rameau et conduit au symptôme nommé "drapeau" (figure 3). Ce faciès est fréquemment observé dans le vignoble méridional, en particulier sur le cépage Carignan (Montarry et al., 2009 et 2010) ;
  • des cléistothèces viables maintenus sur les écorces des ceps. Ils expulsent leurs ascospores lorsque les conditions climatiques sont favorables, sous l'effet des pluies (à partir de 2 mm environ) avec une température minimale voisine de 10°C (Gadoury et al., 1988 ; 1990) (figure 4). Dans le vignoble bordelais, l'éjection des ascospores peut s'étaler dans le temps, sur une période de plusieurs mois entre mars et juin (Clerjeau, 1995 ; Jailloux et al., 1999). Le potentiel infectieux des cléistothèces semble moindre dans les conditions méditerranéennes. Les ascospores infectent les tissus des organes atteints lorsqu'ils sont sensibles et produisent alors un réseau de mycélium.

De récents modèles mécanistiques ont été développés pour décrire la phase de maturation et de décharge des cléistothèces (Caffi et al., 2011; Legler et al., 2011; Rossi et al., 2010). Ils restent à tester pour savoir si leur utilisation peut permettre une meilleure prévision des épidémies.

Oïdium de la vigne, symptômes discrets sur la face inférieure de la feuille. Photo P. Cartolaro (INRA, UMR SAVE)

Oïdium de la vigne, symptôme sur feuille. Le mycélium du champignon se développe à la surface de la feuille. Photo P. Cartolaro (INRA, UMR SAVE)

Oïdium de la vigne, symptôme de type drapeau sur jeune rameau. Photo P. Cartolaro (INRA, UMR SAVE)

Oïdium de la vigne ; les périthèces expulsent les ascospores lorsque les conditions climatiques sont favorables. Photo P. Cartolaro (INRA, UMR SAVE)

figure 1

figure 2

figure 3

figure 4

Les facteurs favorables

  • Facteurs climatiques

La température joue un rôle déterminant sur la phase d'infection par les spores et sur le développement du mycélium. L'optimum est compris entre 20 et 25°C, le parasite pouvant se maintenir entre 6 et 35°C. Le développement du champignon en fonction de la température est modélisé (Analytis, 1980, Rumbolz, 1999).

La pluie, plutôt néfaste au parasite, intervient sur l'éjection des ascospores, la dispersion des spores et essentiellement sur l'élévation d'humidité qu'elle entraîne, élément favorisant la croissance et la sporulation du champignon.

Le vent favorise la dissémination des spores (Willocquet et al., 1998) mais peut perturber l'infection et le développement de la maladie par l'effet desséchant qu'il exerce sur l'air ambiant dans le vignoble.

Enfin, la lumière directe et plus particulièrement les rayonnements UV(B) du spectre solaire, sont néfastes au parasite (Willocquet et al., 1996).

Pour l'ensemble de ces raisons, la maladie se manifeste en premier lieu de façon discrète principalement à la face inférieure des feuilles et se développe de préférence dans les zones ombragées à l'intérieur de la végétation.

  • Sensibilité de la plante

Les principaux cépages cultivés dans nos vignobles sont sensibles à l'oïdium (Carignan, Chardonnay, Pinot, Merlot, Cabernet-Sauvignon, Ugni blanc). Les seules sources de résistance génétique à l'oïdium se trouvent dans des Vitis d'origines américaines et asiatiques (Gee et al., 2008; Calonnec et al., 2013b).

De façon générale, tous les organes herbacés de la vigne sont susceptibles d'être infectés par l'oïdium, et plus particulièrement à leur stade juvénile. La sensibilité de l'oïdium aux tissus hôtes et à leur résistance ontogénique, sur feuilles (Doster et Schnathorst, 1985) et sur grappes (Ficke et al., 2002 et 2003, Gadoury et al., 2003), rend ce pathogène particulièrement vulnérable aux modifications de développement de la plante (ex : position des tissus sensibles à des phases clef de l'épidémie).

Oïdium de la vigne, symptômes sur baies. Photo P. Cartolaro (INRA, UMR SAVE)

Oïdium de la vigne, symptômes sur grappe. Photo P. Cartolaro (INRA, UMR SAVE)

Oïdium de la vigne, symptômes sur baies à maturité. Photo P. Cartolaro (INRA, UMR SAVE)

figure 5

figure 6

figure 7

Développement des épidémies

La progression de l'épidémie sur feuilles dans le temps peut être représentée par des courbes "en S" qui traduisent les différentes étapes de l'invasion d'une parcelle par la maladie (Cartolaro & Calonnec, 2000 ; Calonnec et al., 2009).

L'explosion de la maladie généralement constatée sur les jeunes grappes nouées (figure 5), est en fait le résultat du développement discret de l'oïdium à la face inférieure des feuilles pendant une période de 40 à 50 jours à partir des contaminations primaires précoces. Dans le cas général de contaminations primaires au stade 2 à 4 feuilles étalées, le fort accroissement de la maladie sur feuilles (à partir de 10% de feuilles attaquées), coïncide avec la floraison. Le stock d'inoculum secondaire ainsi constitué sur les feuilles assure la contamination des jeunes baies alors à leur stade de plus grande réceptivité (Calonnec et al. 2006).

Le développement des épidémies est plus ou moins rapide et important selon différents critères liés à chacun des éléments du pathosystème. L'état de vigueur des ceps (porte-greffe, fumure, état hydrique, densité du feuillage, nature et entretien du sol) intervient de façon déterminante sur le taux d'accroissement des épidémies. L'agressivité intrinsèque des souches du champignon joue un rôle important, mais le facteur prépondérant reste le nombre et la précocité des foyers primaires. Les contaminations plus tardives, au-delà du stade 7 à 8 feuilles étalées, génèrent des dynamiques d'épidémies bien plus faibles, ayant un moindre impact sur l'infection des grappes (Cartolaro & Calonnec, 2000 ; Calonnec et al., 2006 ; Peyrard et al. 2005).

Si la phase primaire d'installation des épidémies reste difficile à prédire sans une recherche délicate des contaminations primaires, il apparaît judicieux de gérer au mieux les facteurs aggravant la multiplication de l'inoculum secondaire essentiellement liés à son interaction avec la plante.
L'oïdium est alors un excellent candidat non seulement pour étudier les interactions hôte/pathogène mais aussi les exploiter en terme de lutte.

Les caractéristiques du couvert vigne sont liées :

  • aux cépages qui présentent des particularités physiologiques (précocité, sensibilité) et phénotypiques spécifiques (ramification, répartition des surfaces foliaires, longueur des entre noeœuds), mais surtout
  • au mode de conduite ou à la vigueur intrinsèque ou conférée par un porte-greffe en interaction avec d''autres effets environnementaux (sol, climat…).

La structure de la plante et du couvert constitue un levier sur lequel il est possible d'agir pour modifier le développement des populations d'organismes colonisant la plante (Calonnec et al., 2013a). On peut agir sur la plante soit à la plantation (densité, palissage, enherbement), soit annuellement (taille, charge, opérations culturales). Des variations de vigueur au vignoble ont montré des effets sur la sévérité de maladies comme l'oïdium et le botrytis (Valdes et al., 2011; Valdes et al., 2008). Pour le botrytis il s'agirait plutôt d'effet indirects agissant sur l'agent pathogène au travers de modifications de micro-climat. Pour l'oïdium on a pu mettre en évidence des modifications de dispersion spatio-temporelle des épidémies au vignoble dans des zones présentant des variations de vigueur (Evans et al., 2006 ; Calonnec et al., 2009 ; Valdes et al. 2011).

Les mécanismes mis en jeu peuvent être directs au travers d'une modification de la production de feuilles sensibles mais d'autres modifications de sensibilité des organes ou d'effets indirects de micro-climat sont également soupçonnés (Zahavi et al., 2001, Zahavi et al., 2012). L'inoculum primaire localisé sur l'écorce des ceps (Cortesi et al., 1995) pourrait encore accentuer la sensibilité de l'oïdium à la vitesse de développement des rameaux.

Existe-t-il des conditions culturales ou de développement de la plante qui soient moins favorables à la propagation de l'oïdium et qui pourraient permettre de limiter les traitements par une meilleure maîtrise des épidémies ? Nous disposons de modèles prenant explicitement en compte la dispersion des spores et la dynamique de développement de l'hôte, qui offrent la possibilité d'étudier le rôle de la croissance de la plante et de toute modification du couvert (quantitative et qualitative) sur l'extension de l'épidémie. Ces modèles permettent de confirmer l'importance de la synchronisation entre le développement de la vigne et celui de l'oïdium cependant modulée en fonction des scénarii climatiques et de la vigueur de la plante (Calonnec et al. 2008, Burie et al., 2011, Mammery et al., 2014).

Raisonnement de la protection

L'oïdium est une maladie globalement bien maîtrisée par une protection encadrant la période de sensibilité des grappes (jusqu'à la fermeture) et les programmes de lutte prévoient habituellement un démarrage des traitements en pré-floraison (Collet, 1995 ; Speich et al., 2001).

  • Protection de pré-floraison : en l'absence de connaissances précises permettant la prévision des contaminations primaires, il est illusoire de vouloir appliquer des fongicides préventivement à ces évènements contaminants. Par ailleurs, de nombreuses expérimentations ont montré qu'il était inutile de protéger systématiquement la végétation dès l'initiation de la maladie. En effet, il est tout à fait possible de tolérer un certain niveau de maladie sur le feuillage sans nuire à la qualité de protection des grappes (Calonnec et al., 2004). Dans l'immense majorité des situations, un seul traitement en pré-floraison est suffisant pour permettre à la stratégie d'assurer une bonne protection de la récolte. Néanmoins, dans un contexte de pression parasitaire forte (nombreux foyers primaires) un démarrage des traitements précoce (stade 4-5 feuilles) peut apporter un gain d'efficacité non négligeable, et surtout 'casser' l'épidémie. Dans la pratique actuelle, le seul indicateur permettant d'identifier ces situations reste la détection visuelle de symptômes précoces ou la prise en compte de l'historique parcellaire. En effet, des parcelles régulièrement attaquées sur les grappes sont révélatrices de situations favorables à l''expression de la maladie tôt en saison.
  • Les traitements de floraison demeurent primordiaux, compte tenu de la forte réceptivité des jeunes baies et de l'impact des contaminations à ce stade sur les dégâts à la récolte. Ces applications doivent être réalisées avec le plus grand soin et tenir compte des modes d'efficacité des fongicides (Delière et al., 2010).
  • A l'approche de la fermeture, les grappes ne sont plus réceptives aux contaminations d'oïdium, mais il est possible de noter une certaine progression des foyers déjà existants jusqu'à la véraison. Les traitements appliqués après ce stade sont donc inutiles lorsque la situation est saine mais peuvent apporter un gain d''efficacité lorsqu'une part non négligeable des grappes présente de légers symptômes.

Voir aussi

Bibliographie

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