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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Comité Interne en Agriculture Biologique

CIAB - Comité interne en agriculture biologique

Réjane Paratte (INRA Avignon, Unité Écodéveloppement) - novembre 2006 à mai 2012

Soutenance le 23 mai 2012

Produire avec la nature. Ou comment la production intégrée recompose les agents biologiques, chimiques et humains dans une arboriculture marchande.

Résumé

Cette recherche porte sur les relations nature/culture dans une agriculture industrielle : l’arboriculture fruitière en Suisse et en France. Elle a pour objet d’examiner les recompositions entre humains et non humains, lors de la production d’un fruit marchandise, dans une démarche de réduction de pesticides (production intégrée).

Cette thèse débute par une description du verger moderne, de ses ennemis (ravageurs et maladies) et des arboriculteurs. Alors que la chimie semblait tout résoudre, elle se révèle à son tour faillible, les ennemis développant rapidement des résistances aux pesticides. C’est dans une approche émergente, la production intégrée, que les arboriculteurs professionnels ont recherché des solutions aux problèmes du verger moderne. La connaissance du verger et de ses ennemis sont fondamentales, et à la base des compétences professionnelle des arboriculteurs. Cette recherche révèle toutefois que sur le long terme, le défi des arboriculteurs en production intégrée est particulièrement complexe : revoir la protection des cultures en gardant le verger moderne, avec ses outils de lutte chimique et ses objectifs marchands (pourtant à l’origine de ses failles), tout en ajoutant des outils de lutte biologique, des objectifs environnementaux et sanitaires.

Ce travail se poursuit par l’exploration de trois facettes principales de la protection des cultures :

  • la surveillance du verger,
  • des interventions qui visent à enrôler certaines fonctionnalités de la nature pour en combattre d’autres,
  • des interventions qui visent à empoisonner la « mauvaise nature ».

Ce travail révèle une nature régie par le marché mais qui ne pourra jamais être totalement artificialisée, une nature capable de « résister », d’évoluer, de muter au gré de facteurs humains et non humains, obligeant les arboriculteurs à s’adapter à leur tour. Ces diverses activités impliquent différents rapports à la nature, qui vont de contacts physiques aux relations virtuelles. Elles impliquent également une réorganisation sociale à différentes échelles (le verger, la commune et la région) et un encadrement législatif de plus en plus contraignant et restrictif.

Le travail de protection effectué par les arboriculteurs n’a qu’un but : vendre leurs produits sur le marché. Or, pour devenir marchandise, le fruit doit être détaché du verger et du travail des arboriculteurs. Toutefois, suite aux inquiétudes des consommateurs et à la pression du législateur face aux pesticides, producteurs et grands distributeurs cherchent à rattacher le fruit à son histoire, à travers labels et cahiers des charges.

Les produits de l’agriculture biologique, eux, ont réussi un coup de force en s’attribuant le qualificatif de naturel. La production intégrée, dont le caractère hybride est mis en avant, n’a aucune chance vis-à-vis des consommateurs qui pensent et jugent les pratiques des arboriculteurs avec des catégories naturalistes. Les catégories naturalistes, si elles reposent sur une illusion (la séparation nature/culture) ont des conséquences réelles. C’est en raison de l’existence de la nature comme catégorie conceptuelle, séparée de l’humain, que la société naturaliste a pu faire de la nature une marchandise, un objet qu’on peut exploiter, consommer, consumer.

Directeur de thèse : Philippe Descola

Responsable scientifique : Christian Deverre

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