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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Portrait de Régis Tournebize, chercheur écologue

«Les abeilles, un point commun entre le végétal et l’animal»

Portrait de Régis Tournebize, chercheur écologue
© INRAE@M.Moutoussamy
Après un service national en Guyane sur la résistance des fourrages à la sécheresse, Régis réalise une thèse dans le pôle Guadeloupe du Centre INRA Antilles-Guyane sur la consommation d’eau des cultures associées. Avec une pratique de l’agronomie essentiellement tropicale, Régis est un spécialiste – généraliste des cultures végétales sous nos latitudes. Dans le programme AgroEcoDiv, il se dédie principalement à l’étude des plantes de service et au transfert de ces connaissances via des outils d’aide à la décision.

L’écologie et l’interdiscplinarité : un virage récent dans la recherche

Bien que Régis déplore le manque de techniciens à INRAE, il souligne aussi des évolutions majeures et récentes dans le monde de la recherche : l’intégration de l’agroécologie comme un champ de recherche à part entière et la valorisation de l’interdisciplinarité, permettant la construction de connaissances à l’interface du végétal et de l’animal.

 Océane : Quelles sont les grandes évolutions du milieu de la recherche ?

Régis : On a quand même fait notre évolution en termes d’agroécologie. J’ai fait une thèse sur l’écologie végétale, les associations de plantes, comment elles vont faire pour consommer moins d’eau, ensemble. Dans les années 90, quand j’ai été recruté, quand tu étais écologue, tu avais quand même l’image du baba cool, qui regarde les fleurs et les oiseaux. Depuis ça a changé. Maintenant tu es celui qui « Ah mais tu connais les interactions entre les plantes ! ». Le virage s’est fait il y a 10 ans, ce n’est pas si vieux que ça. Maintenant faut qu’on arrive à travailler ensemble.

 Océane : Quels sont les défis à relever pour travailler ensemble ?

Régis : Il y a 10 ans je collaborais avec une collègue de zootechnie,à qui je fournissais du fourrage pour les bovins, qui me disait :

-       « Je veux 500kg d’herbe au mois de décembre parce que c’est là que mes vaches sont allaitantes.

-       Oui mais le mois de décembre c’est là où il fait le plus froid. Moi, je peux t’en faire que 300kg

-       Mais il m’en faut 500kg qu’est-ce qu’on peut avoir comme fourrage ?».

Maintenant, ils ont compris qu’on a des contraintes pour faire pousser l’herbe. On a aussi compris qu’ils ont des contraintes pour nourrir une vache en gestation ou une vache qui a un veau etc. On arrive à s’entendre aujourd’hui mais ce n’était pas évident au départ.

 

AgroEcoDiv : la polyculture-élevage face aux défis économiques et générationnels

Pour Régis, un des apports majeurs d’AgroEcoDiv sont les avancées en matière de connaissances et de pratiques de polyculture-élevage. Élaborées en concertation avec les agriculteurs sur la ferme-pilote, et grâce à la vivacité de la mémoire des bonnes pratiques d’antan, ces pratiques ont toujours pris en compte les contraintes économiques du secteur agricole.

 Océane : Où se situe l’innovation dans le projet AgroEcoDiv ?

Régis :Elle se trouve dans le fait de faire communiquer les sciences animales et les sciences végétales. Ça, c’est vraiment AgroEcoDiv et la ferme-pilote, qui permettent de jeter les premières bases de ce que j’appelle la vraie polyculture-élevage. Pendant longtemps, les gens disaient polyculture-élevage, parce qu’ils avaient une parcelle d’élevage, et une parcelle de cultures, mais sans forcément voir les interactions régulières et réelles de ce qu’apportaient l’une et l’autre.

 Océane : Quels enjeux ont présidé à la conception de la ferme ?

Régis : Il y a des comités avec les agriculteurs où on fait des propositions. J’étais là pour expliquer les potentialités, sachant que c’est le comité d’agriculteurs qui choisit. Je me rappelle, au moment de proposer les animaux, les « scientifiques » étaient plus sur des gros animaux, moutons, vaches, parce qu’au final ça rapporte plus. Mais je me rappelle d’une phrase d’un agriculteur, qui a dit « moi, Orange, il prélève tous les mois ». Et donc lui tous les mois il a besoin de sous pour payer sa facture Orange. Tout le monde n’a pas la faculté d’attendre de vendre le bœuf dans 18 mois, alors que les poules, 6 / 8 semaines, tu les tues, tu les vends. Finalement, des poules ont été introduites dans la ferme-pilote.

 Océane : C’est drôle que tu me dises que l’innovation c’est la polyculture-élevage, parce que c’est ce qui se faisait déjà avant, dans les jardins créoles.

Régis : Bien sûr. En Guadeloupe, l’agriculture industrielle a sauté une génération. En métropole, quand quelqu’un se met à l’agroécologie, il ne peut pas demander ni à son père ni à son grand-père, car ils étaient dans l’agriculture industrielle. Donc il demande à son arrière-grand-père, avant les années 60. En Guadeloupe, c’est avant les années 80 et ces 20 ans de différence là, c’est une génération supplémentaire, donc quand tu demandes au grand-père tu as la réponse.

 

L’agroécologie vue par les abeilles : valoriser le local et « ne pas trop pousser »

Apiculteur dans son temps libre et passionné à toute heure, Régis mise sur la reconnaissance de l’adaptation des variétés locales au contexte local pour le développement de l’agroécologie. Il en fait l’exemple avec les abeilles.

Océane : D’où vient ton intérêt personnel pour les abeilles ?

Régis : Je pense que c’est une petite espèce qui est utile pour la pollinisation et pour plein de choses. Dans les années qui viennent, les abeilles vont être vraiment un point commun entre à mon avis tout ce qui est végétal et animal. Mais il y a trois ans ils ont fait entrer une abeille qui s’appelle la buckfast, qui va très vite, mais c’est une abeille qui a un gros estomac : dès qu’il commence à pleuvoir elle ne bouge pas ; dès qu’il fait trop chaud, elle ne bouge pas et continue a bien mangé, il faut la surveiller comme le lait sur le feu. Nous, on a une « petite créole », qui va de fleurs en fleurs, qui vole sous la pluie, assez plastique ou résiliente et qui bon an mal an qui nous fait 15 kilos de miel.

 Océane : Comment définirais-tu un miel agroécologique ?

Régis : Ça veut dire qu’il n’est pas trop poussé. Surtout, il est fait avec ce que nous permet le milieu. Ça veut dire que je m’occupe de mes abeilles mais je ne vais pas les nourrir par exemple. Je leur laisse du miel mais je ne les nourris pas. Je ne fais pas de traitements antibiotiques. Je suis un Apicoolteur !