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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Portrait de Catherine Odet

J’aime le sentiment d’être utile pour mon pays !

Portrait de Catherine Odet
Experte de la communication institutionnelle, Catherine assure la communication à l’échelle du Centre INRAE Antilles-Guyane, cela inclut le suivi d’outils de communication pour chacun des projets développés à INRAE.

La communication, un travail de perpétuelle adaptation

Arrivée « par hasard » dans la communication, Catherine en relève tous les jours les défis, à savoir une adaptation des contenus et des outils, liée aux évolutions constantes de ce domaine, forte d’une expérience acquise sur le terrain.

Océane : Catherine, peux-tu nous parler de ton parcours professionnel pour commencer ?

Catherine : Je suis arrivée par hasard dans la communication. J’ai fait des études de droit et je voulais travailler dans le domaine de l’assurance. Et puis je suis arrivée à INRAE par un concours, en tant qu’assistante du président et du secrétaire général. Puis, j’ai aussi été chargée de la mise en paiement des factures. Mais ce n’était pas un domaine qui me plaisait plus que ça ; les chiffres, c’est pas mon truc ! C’est en 2000 que j’ai commencé à travailler dans le secteur de la communication avec un poste au Parc national. Je suis restée 5 ans au Parc et j’ai décidé de revenir à INRAE au service communication du Centre. J’y suis revenue en tant qu’assistante de communication et en 2012 je suis devenue chargée de communication du centre.

Océane : Qu’est-ce-qui t’a autant plu dans la communication ?

Catherine : Il y a plusieurs choses qui me plaisent. J’aime la possibilité d’expliquer les choses aux gens. J’ai des activités variées (Stratégie et plan de communication, organisation d’évènements, conception de site internet, rédaction de journal, organisation de séminaires…). Dans mon métier, c’est toujours la même palette d’outils que je mobilise, mais ce qui change c’est l’objet. J’ai eu la chance de tomber sur des objets qui me plaisent, avec le sentiment d’être utile pour mon pays, que ce soit au Parc ou à INRAE. J’aime la communication institutionnelle.

Océane : Quels sont les défis d’un communiquant dans un institut de recherche ?

Catherine : Le principal défi, c’est de faire comprendre nos missions et nos travaux à des publics qui ne sont pas des scientifiques. C’est aussi à INRAE, faire de la communication avec très peu de moyens humains et financiers ! Nous expliquons ce que nous faisons, pourquoi, pour qui. Le « comment » scientifique, on le laisse aux chercheurs pour des publics particuliers, sauf exception. Pour cela, on a plusieurs types (action et outils) de communications et on s’adapte aux différents publics. Il y a le public de la profession agricole, qui a besoin de voir les résultats de la recherche, pour qui on va plutôt faire des démonstrations. Dans les milieux scolaires, ça permet de les mettre sur le chemin de la science, de leur faire savoir ce qui se fait chez eux et par exemple, que manger local c’est mieux pour la biodiversité. Pour les élèves, on va faire des animations autour des apports de la science à l’agriculture. Et puis pour le grand public, qui doit savoir qu’on travaille pour la société guadeloupéenne, on va plutôt expliquer le pourquoi. Les travaux que nous menons vont permettre d’assurer la sécurité alimentaire, par exemple.

AgroEcoDiv, un bel objet de communication !

La communication d’un projet européen, du type d’AgroEcoDiv, est soumise à des obligations de publicité et de communication. AgroEcoDiv offre des marges de manœuvre, que ce soit dans les sujets ou dans les outils, faisant ainsi du projet un bel objet de communication.  

Océane : Tu mentionnes des exceptions pour lesquelles tu vas pouvoir parler du « comment ». Quelles sont ces exceptions ?

Catherine : Pour la ferme pilote par exemple, on fait de la recherche en s’appuyant sur une micro-ferme, parcelle d’expérimentation. Dans ce cas, expliquer le « comment » a plus de poids. C’est aussi plus facile de montrer et « démontrer ». Ça a de l’intérêt de dire « comment », pour bien assoir le « pourquoi » et le « pour qui ». AgroEcoDiv est un bel objet de communication. Le sujet touche facilement le quotidien du grand public. Manger de bons produits locaux intéresse tout le monde.

Océane : Quelles sont tes missions dans le projet AgroEcoDiv ?

Catherine : AgroEcoDiv est un projet européen, et pour les projets européens, la communication est extrêmement importante car l’Europe finance, par le biais de la Région qui est l’autorité gestionnaire, et elle a besoin de faire savoir comment est utilisé cet argent. On a ce qu’on appelle une « obligation de publicité » : si j’ai acheté un ordinateur avec un fonds AgroEcoDiv, il faut mettre un logo pour montrer que ce sont des fonds européens qui ont financé. Et puis, il y a des « obligations de communication », c’est-à-dire l’obligation d’expliquer que le projet existe, à quoi il sert, pour qui il va être intéressant. Ces obligations sont devenues au fil des années plus présentes, plus « obligatoires ». Dès la construction d’un projet, l’aspect communication est abordé.

Océane : Quels outils de communication ont été mis en place dans AgroEcoDiv ?

Catherine : On utilise les techniques habituelles, mais avec des outils propres au projet. C’est ainsi qu‘il existe un site internet consacré exclusivement au projet AgroEcoDiv. Autre exemple, en mai, l’action « Joli mois de l’Europe » permet d’organiser des visites, des démonstrations sur la ferme pilote en polyculture-élevage. Il y a également la newsletter qui vient renseigner sur les actualités du projet. La communication a connu des évolutions dans ses outils, liées aux évolutions de la société et des techniques de communication en général. On est passé d’un journal papier à une newsletter numérique, par exemple. On est passé à une communication digitale, avec les réseaux sociaux et des pages internet. La communication d’AgroEcoDiv suit le mouvement et utilise ces évolutions.

La communication innove aussi dans AgroEcoDiv

Au travers d’exemples, Catherine aborde la question de la communication innovante de laquelle s’inspire AgroEcoDiv. Elle plaide également pour un développement d’outils permettant aux chercheurs de partager les raisons de leur engagement, dans un exercice de posture challengeant.

Océane : Peux-tu donner un exemple d’un outil qui a évolué dans AgroEcoDiv ?

Catherine : On faisait peu de films avant, et puis on a commencé à faire des films pour AgroEcoDiv. Il y a eu les deux premiers films et là, on est en train d’en réaliser un troisième sur la recherche-intervention. C’est nous qui déterminons le cahier des charges et avec ce troisième film, complémentaire des deux premiers, on leur a demandé un format différent. On leur demande un film en « télé-réalité », c’est-à-dire qui montre les progrès au jour le jour, au fil des actions, au fil de la progression des travaux. On n’est pas dans de la captation d’image dans un temps précis, mais au fil de l’eau. On sait où on va mais on ne sait pas par quels chemins, un peu à l’image de la recherche-intervention justement.

Océane : Il y a aussi les Apprentis-Chercheurs qui m’ont paru être un évènement innovant.

Catherine : Oui, avec la mission INRAE Science et Société, on a eu l’idée d’intégrer AgroEcoDiv dans le projet Apprentis Chercheurs. Cette action permet à des élèves (lycées et collèges) de travailler sur un projet scientifique comme s’ils étaient chercheurs à partir de sujets réellement étudiés dans AgroEcoDiv. Par exemple, on avait travaillé sur « Les cabris sont-ils capables d’éviter les parasites ? » ou encore « Comment suivre l’état de santé des petits ruminants élevés au pâturage en zone tropicale humide ? »

Océane : Si tu devais retenir une chose qui t’a marquée dans le projet AgroEcoDiv, ce serait quoi ?

Catherine : J’ai bien aimé l’article d’opinion que tu as rédigé sur la déception des agriculteurs après le déconfinement. J’ai trouvé intéressant d’avoir un projet en cours, de pouvoir le raccrocher avec une situation inédite. Il devrait y avoir plus d’articles d’opinion, il devrait y avoir plus de « chercheurs militants ». La difficulté c’est le chercheur doit respecter une éthique et dans un établissement public a une obligation de réserve. Mais je crois, et je suis bien placée pour le dire, que communiquer ce n’est pas répéter quelque chose, c’est aussi dire ce qu’on en pense, pourquoi on fait cette recherche, pourquoi la polyculture-élevage, pourquoi la Petite Agriculture Familiale. Je crois fermement qu’un scientifique s’engage en tant que personne dans ce qu’il fait, et il devrait pouvoir parler de cet engagement. Parler de cet engagement, c’est une question de posture, et sa parole est importante.