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Dernière mise à jour : Mai 2018

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AgriBEA-Bien-Etre-Animal

Réseau Agri Bien-Etre Animal

(AgriBEA)

Lettre n°8 - Janvier 2001

Au sommaire : 1. Compte-Rendu des Séminaires mensuels organisés par R. Larrère et F. Burgat, STEPE, Inra à Ivry-sur -Seine. 2. Bilan de l'action Agri Bien-Etre et prise en compte de la problématique par les départements. 3. Europe 4. Appels d'offres 5. Ouvrages 6. A vos agendas!

Bonne année et bon millénaire à tous !

Compte-rendu du séminaire sur la cognition animale du 11 Décembre 2000 Paris.

Ce séminaire organisé par B. Deputte et F. Lévy, a réuni une quarantaine de personnes autour de la question de l'attribution d'états mentaux chez l'animal. En effet, les recherches sur le bien-être sont concomitantes d'une vision de l'animal qui le considère comme un sujet plutôt qu'un objet. Ces recherches n'ont donc de sens que si on attribue aux animaux un monde subjectif et des états mentaux. Cependant la complexité de cette question nécessite une approche multidisciplinaire. C'est la raison pour laquelle nous avons souhaité que des représentants de l'éthologie, la psychologie, la neurobiologie et de la philosophie interviennent.

Le 1er exposé, de Mme Proust (Ecole Polytechnique, Paris), portait sur : "La compréhension des états mentaux chez les primates non-humains" . Les animaux sont-ils capables de former des représentations mentales et de les utiliser pour contrôler leur comportement ? D'après Dretske (86), 3 conditions sont requises pour définir une représentation mentale : 1) Il existe une covariation régulière entre un état mental et une situation externe donnée ;2) L'indicateur interne (= l'état neuronal porteur de l'information) a la fonction d'indiquer la situation externe ; 3) Les états internes à valeur de représentation doivent être vrais ou faux. De plus Mme Proust précise que l'organisme doit pouvoir distinguer ce qui relève de son expérience de ce qui relève de l'objet de son expérience (en soi vs hors de soi). Une distinction peut être faite entre les animaux en fonction de la manière dont ils utilisent l'information. Certains ne traitent qu'une information au contact de leurs récepteurs (information proximale) alors que d'autres intègrent et discrétisent les signaux de leur monde environnant (information distale). Dans le 1 er cas, le traitement des différents canaux sensoriels procède d'un système additif. Dans le 2ème cas, l'information provenant d'une modalité peut être corrigée par une information reçue d'une autre modalité (processus de calibration, Knudsen, 82). La question suivante abordée a été celle des conditions d'existence de concepts chez les animaux. Les concepts, à l'encontre des perceptions, rendent possible une catégorisation des entrées perceptives et des inférences. Former un concept suppose que l'animal est capable de le distinguer, de l'appliquer à des cas nouveaux (généralisation) et de former une structure inférentielle (une théorie) modifiable par l'apprentissage. Les animaux sociaux disposeraient de proto-théories sur l'organisation des relations sociales ainsi que des liens inférentiels et associatifs entre les différentes catégories sociales. Mme Proust a ensuite évoqué la " théorie de l'esprit " qui caractérise un type de connaissance faisant intervenir des concepts comme la croyance et le désir, ces concepts permettant de comprendre et d'anticiper le comportement des autres individus. Pour elle, l'animal non-humain ne posséderait pas une telle théorie. L'attribution intentionnelle (Dennett, 87) et les méthodes permettant de la caractériser ont été passées en revue en soulignant les dangers d'une interprétation trop rapide à partir des observations des éthologistes de terrain.

La 2 ème intervention proposée par Ph. Vernier (Institut A. Fessard, Gif/Yvette) s'intitulait "les conditions d'une représentation de soi dans le cerveau des vertébrés". La capacité de se représenter son propre comportement et d'interpréter celui des autres semble correspondre à une spécialisation de fonctions cérébrales communes à l'homme et à quelques autres primates. L'organisation des systèmes neuronaux sous-tendant cette capacité serait apparue récemment au cours de l'évolution des primates et impliquent une expansion des représentations sensorielles et motrices dans le cortex (cartes corticales) ainsi que la possibilité de les interpréter en référence à son histoire personnelle dans le cortex préfrontal. La comparaison rigoureuse des mécanismes du développement cortical au cours de l'évolution des mammifères a permis d'identifier que l'augmentation de la surface corticale, sa parcellisation et l'établissement de connexions avec certaines régions sous-corticales ont joué un rôle déterminant dans l'émergence de ces spécialisations. Il faut également noter l'importance des afférences périphériques sur l'organisation des aires corticales du fait de la grande plasticité du cerveau lors de ces connexions.

L'après-midi a été consacrée à un exposé de J. Anderson (Dept of Psychology, University of Stirling) sur : "La conscience de soi et le bien-être psychologique des primates en captivité". La conscience de soi a été étudiée chez les individus non verbaux a travers la reconnaissance de soi, par exemple dans un glace ou sur une photographie. Posséder une représentation mentale de sa propre apparence physique implique la possibilité d'avoir des représentations de ses représentations mentales. Si nous avons conscience de nos propres états mentaux, nous pouvons également faire des inférences sur les états mentaux d'autrui. Des travaux comparatifs sur les primates non humains suggèrent l'existence de différences importantes en ce qui concerne les capacités de devenir l'objet de sa propre attention et de s'identifier à autrui. De telles différences pourraient avoir des conséquences sur la capacité des animaux a évaluer leur environnement physique et social, ce qui à son tour aurait des conséquences sur le bien-être psychologiques des individus en captivité.

Le dernier orateur, R. Zayan (Université Catholique de Louvain) est intervenu sur "Les représentations sociales chez les vertébrés supérieurs".La reconnaissance individuelle, c'est-à-dire la reconnaissance de 2 individus familiers distingués l'un de l'autre comme individus particuliers, s'établit sur la base de leurs propriétés idiosyncrasiques. Cette reconnaissance doit être codée au niveau du système nerveux pour être rappelée au moment de la reconnaissance. Un certain nombre d'arguments en faveur de ce codage sur la base d'une discrimination visuelle sont disponibles chez la brebis et le macaque. Par ailleurs, des études comportementales montrent que le coq domestique est capable de reconnaître des images de congénères non familiers même s'ils ont été photographiés à des âges différents. La reconnaissance d'individus basée sur l'apprentissage de photographies est aussi observée quand on présente de nouvelles diapositives de ces mêmes individus ou de certaines de leurs caractéristiques comme le plumage ou la crête. L'animal se construirait un concept ou un prototype du congénère qu'il reconnaîtrait lors des tests de transfert. Ces données suggèrent que la reconnaissance individuelle peut être considéré comme un processus cognitif complexe.

La réunion s'est terminée par une discussion générale sur la prise en compte des besoins cognitifs des animaux dans l'évaluation de leur bien-être. Plusieurs questions ont été soulevées: En quoi la domestication aurait pu modifier les capacités cognitives des espèces concernées ? Toutes les espèces domestiques étant des espèces sociales, quelles seraient les capacités cognitives qui auraient été implicitement ou explicitement sélectionnées et dont il conviendrait de protéger ou développer l'expression dans les conditions d'élevage afin de préserver le bien-être de ces espèces? Quelle est la relation entre capacités cognitives et souffrance? Quelle peut être la relation entre la perception de la douleur et la capacité à se la représenter? Ces questions ont conduit à aborder le problème de la limite inférieure du bien-être. Il a été mentionné que ce problème est de nature éthique et non biologique, les biologistes ne pouvant procurer que des éléments de réflexions aux philosophes.

Compte-Rendu des Séminaires mensuels organisés par R. Larrère et F. Burgat, STEPE, Inra à Ivry-sur-Seine.

Séance du 23 Novembre : cette première séance a été consacrée à la discussion de deux articles l'un de F. Burgat l'autre de R. Larrère, soumis à la revue " Nature Sciences Sociétés " qui traitent de l'expérimentation animale à partir d'angles différents. Ces articles sont le fruit d'exposés que nous avions présentés lors d'une séance plénière de la mission " animal " animée par Jean-Paul Laplace.

Le texte de F. Burgat (" La différence anthropozoologique comme fondement de l'appropriation de l'animal et sa critique ") porte sur les présupposés philosophiques de l'appropriation de l'animal (dont l'expérimentation est l'une des formes). Il s'agit de montrer en quoi la thématique de la différence entre l'homme et l'animal constitue un dispositif qui fonde la relégation de ce dernier hors du champ de l'éthique. Une fois posée la dignité métaphysique de l'homme (qui tient dans le fait de n'être pas un animal) et constitué l'animal en modèle inverse, les assises théoriques permettant de disposer librement et innocemment, au sens fort du terme (sans faire le mal), du monde animal sont établies. En d'autres termes, la thèse du propre de l'homme comporte des enjeux éthiques implicites. Une conception philosophique concurrente voit dans la sensibilité (capacité à ressentir le plaisir et la douleur) le fondement du droit naturel et d'un nouvel humanisme. Cette contribution se situe donc en amont de l'interrogation comme des théories proprement éthiques, pour ce centrer sur des questions d'ontologie (qu'est-ce que l'être de l'animal ? comment a -t-il été pensé ?).

Le texte de R. Larrère (" Ethique et expérimentation animale ") constitue une typologie des arguments qui sont avancés pour justifier l'expérimentation animale, pour la condamner ou pour la régler par des normes. Sont ainsi présentées et analysées (limites et critiques) les positions dominantes et concurrentes quant à la manière de poser la question de la légitimité de l'expérimentation animale : la déontologie kantienne, l'utilitarisme et son prolongement contemporain à travers la thèse de la libération animale, les droits des animaux (dans ses différentes versions américaines, dont celle de T. Reagan et celle de J. Feinberg). Enfin, l'auteur s'interroge sur les fondements, explicites ou implicites, de ce qui fait l'éthique spontanée des scientifiques, qui semblent résulter d'un compromis entre la déontologie kantienne et l'utilitarisme.

La séance du 21 Décembre a été consacrée à l'article de J. Porcher : " La mort n'est pas mon métier ". La présentation de ce travail par V. Despret (philosophe et psychologue, université de Bruxelles) a fait l'objet d'un texte écrit qui pourra éventuellement être demandé. L'article de J. Porcher porte sur les représentations de l'élevage et de la mort des animaux chez certains professionnels de la filière. L'auteur part du constat que l'évolution des systèmes d'élevage et d'abattage des animaux a conduit d'une part à une concentration inouïe des exploitations, d'autre part à une délégation de l'abattage des animaux à de grands abattoirs. Les éleveurs peuvent-ils encore donner un sens à leur travail dans de telles conditions ? J. Porcher, à la suite d'entretiens avec nombre d'entre eux, a été frappée de constater que les éleveurs en viennent à faire une analogie entre les systèmes d'élevage industriels et avec les camps de concentration. Cette analogie est d'ailleurs de plus en plus souvent faite dans la grande presse. L'élément sur lequel elle se penche, entre autre, est celui de ce que l'on peut appeler la double déconstruction de l'humain en non-humain (animalisation de l'humain dans les camps) et de l'animal en " bête " (réification des animaux dans les systèmes industriels ; en d'autres termes, si l'homme est déshumanisé dans les camps, l'animal est " désanimalisé " dans les élevages industriels. Que donne à penser le fait que les éleveurs eux-mêmes en viennent à évoquer leur métier dans des termes aussi terribles ? Ne peut-on finalement voir dans cette analogie avec les camps nazis une forme de résistance des éleveurs à demeurer plus longtemps partie prenante d'un système qu'ils n'ont pas choisi et qui est cause de souffrance pour les animaux comme pour les hommes se voyant les traiter comme de la matière première ?

V. Despret a dans un premier temps présenté les diverses significations de la notion de représentation, pour montrer en quel sens J. Porcher l'utilise ; elle a ensuite mis l'accent sur la dimension idéologique qui s'attache, dans nos cultures, au recours conceptuel de l'animal et de l'animalité : c'est parce qu'il est destiné à penser l'humain (il en est le contre-modèle, l'envers, le négatif) qu'il nous est si difficile de le penser lui-même. Il est toujours déjà au-dehors de ce qu'il y a à penser. En d'autres termes, on ne parvient pas à interroger le lieu d'où l'on juge, puisque, par définition, l'homme est déjà dans la différence. C'est dans ce creuset philosophique qu'il est possible de comprendre le sens profond de cette analogie, qui porte essentiellement sur le procès de déconstruction (de l'homme d'une part, de l'animal d'autre part) qu'opèrent les systèmes évoqués, et non sur les opérations et les finalités (encore que…). C'est aussi du côté d'une critique de la rationalisation technique qu'il faudrait se tourner (ce à quoi l'Ecole de Francfort s'est d'ailleurs employée dans la seconde moitié du XXème siècle).

Bilan de l'action Agri Bien-Etre et prise en compte de la problématique par les départements.

Trois chefs de département ont répondu à notre enquête :

Elevage et Nutrition des animaux :
  • bilan positif

  • devrait être un lieu de discussion des profils de cadre A et prendre une part plus active à l'élaboration des projets européens.

  • Recrutement : 1 poste IR (97) et 1 poste ASC (96) SRA Nouzilly ; 1 poste ASC (2000) et 1 reconversion thématique UMRVP ST-Gilles.

Hydrobiologie Faune sauvage :
  • démarche très positive,

  • a permis de créer une dynamique dans le département.

  • Recrutement : 1 poste d'ingénieur (97) et 1 poste DR2 possible, Rennes.

Physiologie animale :
  • Recrutement 1 poste AI (2000), 1 poste CR (2001), 1 poste AJT (2001) Génétique du stress Bordeaux ;1 poste IE (2000), PRC Nouzilly.

Europe

L'action COST "Measuring and monitoring farm animal welfare" portée par H. Blokhuis (Pays-Bas) a été acceptée par l'Union Européenne. I. Veissier, M.-C. Salaun et R. Dantzer feront partie de son comité de gestion. Nous devrions y gagner de bonnes opportunités pour discuter et collaborer avec nos collègues européens !

Pour plus de renseignements : contacter I. Veissier.

Les comités scientifiques de l'Union Européenne viennent d'être recomposés pour une durée de 3 ans. P. Le Neindre et R. Dantzer font partie du comité " santé animale et bien-être animal. Les rapports en cours concernent les animaux à fourrure et les bovins à l'engrais.

I. Veissier a été nommée pour 3 ans représentante de l'ISAE auprès du Conseil de l'Europe, en tant qu'observateur au sein du bureau permanent de la Convention de protection des animaux dans les élevages. Les recommandations en cours concernent les dindes, les porcs, les lapins et les poissons.

Appel d'offres

Les Haras nationaux ont mis en place un Comité d'orientation scientifique et technique (C.OS.T.) chargé de donner son avis sur une politique de la recherche équine en France, ses orientations et la répartition des moyens qui y sont consacrés. Un appel d'offres concernant, en particulier des études sur le comportement du cheval, va être diffusé début Janvier. Attention la date de dépôt des projets sera très précoce (début Février). Pour plus de renseignements, contacter F. Lévy (responsable thématique en comportement du COST).

Ouvrages

A paraître en mai 2001 : " Les animaux d'élevage ont-ils droit au bien-être ?" de Fl. Burgat, avec la collaboration de R. Dantzer.

Première partie : Le temps de l'élevage industriel

I. L'animal, machine à produire : la rupture du contrat domestique, C. Larrère et R.Larrère II. Souffrance des hommes, souffrance des animaux: l'élevage industriel porcin en Bretagne J. Porcher

Deuxième partie : Le bien-être animal : une notion équivoque

1. Les revendications des associations de protection des animaux d'élevage, Fl. Burgat 2. Comment les recherches sur la biologie du bien-être animal se sont-elles construites ? R. Dantzer 3. Bien-être animal :la réponse des scientifiques ; Fl. Burgat

Troisième partie : Statut philosophique et juridique des animaux

1. L'animal sujet de droit ? Fl. Burgat, A. Garapon, M.A. Hermitte 2. L'utilitarisme, les droits et le bien-être animal, J.Y. Goffi 3. L'anthropomorphisme : vraie question ou faux débat ? F. Armengaud.

Dossier de l'hebdomadaire Marianne "les animaux ont-ils droit au bonheur ?", dernière semaine de décembre.

"Les filles d'Ariane", bande dessinée sur l'élevage, Inra Editions, R. Rantzer & P. Le Neindre parmi les co-auteurs.

Ne ratez pas le film d'animation "Chicken Run" de Nick Park, l'histoire de la ferme des Tweedy, un vrai camp de prisonniers où les poules doivent pondre à des cadences infernales. La question du jour est invariable : Comment s'évader ? Un amusant plaidoyer contre l'élevage industriel

A vos agendas !

Séminaires AGRI bien-être animal - Mars 2001 - FIAP, 30 rue Cabanis, Paris 14
Quels moyens pour apprécier le bien-être des animaux dans un élevage ?
(Organisation : I. Veissier).

Ce séminaire sera consacré aux problèmes méthodologiques rencontrés lors d'une telle évaluation, problèmes liés à l'aspect multidimensionnel du bien-être, à l'incertitude des mesures, au poids des jugements de valeurs... Nous avons prévu de nous appuyer sur des techniques développées dans des domaines proches (épidémiologie, qualité de vie, aide à la décision) :
  • François Madec (AFSSA) : Evaluation santé des élevages, transposition à l'évaluation du bien-être animal

  • Florence Gélie-Cousson (Univ. Bordeaux 2) : Qualité de vie en humaine : définition, aspects méthodologiques : cohérence interne des questionnaires

  • Laurent Gerbaud (CHU Clermont): Qualité de vie en humaine : validation des méthodes

  • Patrice Perny (Univ Paris 6) : Agglomération d'informations: précautions à prendre, solutions

Séminaires organisés par R. Larrère et F. Burgat - STEPE, Inra à Ivry-sur -Seine

L'animalité et les rapports homme/animal

25 janvier (14h30-17h00)

"L'anthropomorphisme ; vraie question ou faux débat?" : F. Armengaud, philosophe, université de Paris X - Nanterre; rapporteur F. Burgat.

Etant donnée l'importance de ce thème dans les débats sur le bien-être animal, soyez nombreux à ce séminaire. Prière de s'inscrire par retour à larrere@ivry.inra.fr .

Février : Projection anthropomorphique et réalité biologique : I. Veissier et A. Boissy, Inra, Theix.

Le fonctionnement de ces séminaires est le suivant : le texte parvient au moins 15 jours à l'avance aux inscrits afin que les auditeurs aient pu en prendre connaissance; l'auteur expose brièvement son propos, puis un rapporteur fait une présentation de l'intention d'ensemble et s'arrête sur les points les plus importants, prépare éventuellement des questions ; son rôle est de faciliter le débat, sachant que les auditeurs appartiennent à des disciplines différentes.

Le comité de coordination : F. Lévy, I. Veissier, R. Dantzer