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Dernière mise à jour : Mai 2018

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AgriBEA-Bien-Etre-Animal

Réseau Agri Bien-Etre Animal

(AgriBEA)

Lettre n°5 - Avril 2000

Se préoccuper du bien-être des animaux d'élevage, c'est accepter l'idée que les animaux sont des êtres vivants et sensibles, c'est-à-dire capables de plaisir et de déplaisir (ou de souffrance). L'étendue et la nature du registre affectif des animaux d'élevage ne sont cependant pas toujours connues et c'est pourquoi le réseau Agri bien-être a adopté, parmi ses priorités, la nécessité d'une réflexion et d'actions de recherche sur les émotions chez les animaux d'élevage et leurs relations avec les capacités cognitives. Le réseau AGRI bien-être animal s’est réuni le 1er mars dernier pour entamer la réflexion sur les émotions. A l’occasion de ce séminaire, R. Dantzer a présenté les principaux courants de pensée sur la nature des émotions, K. Scherer (psychologue, Université de Genève) nous a fait part de son approche cognitive des émotions tandis qu’ A. Desmedt (neurobiologiste, Université de Bordeaux) nous a parlé des différentes structures nerveuses impliquées dans les réponses conditionnées de peur.

Compte-rendu de la réunion du 1er mars 2000, Paris : « La psychologie des émotions »

Ce séminaire a réuni 31 personnes du groupement Agri bien-être auxquelles se sont joints des chercheurs de l’université de Rennes, de l’université de Paris 13 et l’école agronomique de Paris. Le résumé des exposés est donné ci-dessous. Les transparents présentés par R. Dantzer et les textes de K. Scherer sont disponibles auprès d'I. Veissier.

Dans son exposé introductif, R. Dantzer a donné un certain nombre de définitions de l’émotion. Selon Wetzel, l’émotion est une réaction affective intense à un événement extérieur qui présente plusieurs modalités d’expression. . Il distingue des émotions fondamentales (réactions immédiates et fugaces définies selon 4 modalités : l’affectif : plaisir / déplaisir, le désir : inclination / aversion, l’attente : espoir / crainte, la vigilance : attention / surprise), des émotions dérivées (réactions engendrées par l’image de la conscience de l’autre), et des émotions tierces (réactions engendrées par la conscience de soi au regard de l’autre). La complexité des émotions serait fonction croissante de la complexité des relations sociales dans la mesure où une des fonctions des émotions serait de réguler ces relations sociales.

Alors que la croyance populaire oppose émotion à raison, les théories scientifiques varient d’une conception qui distinguent les émotions des processus cognitifs (Zajonc) à une conception qui les considèrent comme intimement liés (Lazarus). Quel que soit le type d’émotion, on a à faire à un ensemble intégré de réponses somato-viscérales associées à une expérience subjective, le tout dépendant de mécanismes cérébraux qui s’inscrivent dans une histoire évolutive.

Les structures cérébrales essentiellement sous-corticales et limitées ont la propriété de réguler les états corporels.

Les fonctions des émotions sont multiples. Elles sont les garants de la production d’une réaction adaptée à la situation et de la régulation de l’état interne pour faire face à la situation génératrice d’émotions. Elles sont aussi un moyen de communication et un accès à un traitement mnésique particulier.

Qu’est ce qu’une émotion, comment séparer la composante somato-viscérale de l’expérience subjective ?

Plusieurs théories ont tenté de répondre à ces questions. La théorie de James-Lange considère que l’émotion est suscitée par la conscience de changements corporels spécifiques suivis de son interprétation en terme d’émotion. Pour Cannon, ce serait le cheminement inverse : l’événement induit une expérience émotionnelle suivi d’une activation physiologique non spécifique. Au début des années 60 le psychologue Schachter fut l’un des premiers à proposer une théorie cognitive de l’émotion. L’analyse cognitive de la situation serait responsable de la génèse de telle ou telle émotion. Quelques années plus tard, Lazarus met en évidence que l’émotion et l’activation physiologique associée sont dépendantes de la façon dont le sujet évalue la situation. Enfin, pour Damasio, l’émotion naît des changements conjoints de l’état du corps et de l’état cognitif et de la représentation de ces états. Le sentiment (ou vécu émotionnel) de savoir que nous éprouvons des sentiments implique la connaissance de ce sentiment. A l’opposé, Zajonc dénie toute interaction entre émotion et cognition, les réactions affectives étant plus rapides et plus fondamentales que les processus

cognitifs , et en outre inévitables et persistantes.

K.R. Scherer nous a exposé les théories selon lesquelles c’est la signification d’un événement qui crée l’émotion. Arnold (1960) fut parmi les premiers psychologues à proposer formellement que la signification d’un événement pour une personne était établie à travers un processus d’évaluation (ou " appraisal ") opérant en fonction de critères spécifiques à la personne.

Selon Arnold, ce processus d’évaluation détermine si une situation va devenir un stimulus émotionnel ou non, trois critères d’évaluation étant mis en avant : le caractère bénéfique / préjudiciable, la présence / l’absence d’un objet, l’intérêt d’une réponse d’approche / d’évitement. Quelques années plus tard, Lazarus (1966) mis en évidence qu’il existe un processus d’évaluation (" appraisal ") et de réévaluation (re-appraisals) modifiant et corrigeant souvent les premières impressions et changeant donc l’émotion conséquente. Lazarus introduisit aussi la distinction entre ce qu’il appela évaluation primaire et secondaire lors d’un événement suscitant du stress: alors que l’évaluation primaire concerne le caractère plaisant ou désagréable d’un objet ou si l’événement aide ou entrave la satisfaction des besoins ou l’atteinte des buts (c’est-à-dire l’opportunité par rapport aux besoins et aux buts), l’évaluation secondaire détermine jusqu’à quel point la personne se sent capable de faire face aux conséquences de l’événement, étant donné ses compétences, ses ressources et sa puissance. Lazarus appelle son modèle "transactionnel", car la signification de l’événement n’est pas seulement déterminée par la nature de l’événement mais aussi par les besoins, les ressources de la personne. Ces deux déterminants (c’est-à-dire environnement-individu) interagissent ou font " transaction " et c’est le résultat de cette transaction qui caractérisera la nature de l’émotion. . Les théoriciens de l’évaluation ont établi des listes de critères qui seraient utilisés dans l’évaluation des événements antécédents de l’émotion. Des exemples de tels critères sont: la nouveauté, le caractère attendu ou non de l’événement, son caractère plaisant ou déplaisant, s’il aide ou empêche l’atteinte de nos buts et à quel point la personne pense pouvoir faire face à ses conséquences. La conséquence de cette évaluation de l’événement, utilisant l’un ou l’autre de ces critères, déterminera la réaction émotionnelle.

Scherer nous a proposé alors une grille de lecture des émotions selon 3 niveaux : un niveau sensori-moteur, un niveau schématique et un niveau conceptuel. L’expression des émotions se répartiraient en fonction de ces niveaux et de l’évaluation de la situation : nouveauté, agrément intrinsèque , rapports aux buts, potentiel de maîtrise de la situation.

Selon Scherer, il existe un nombre illimité d’émotions, provenant de la combinaison de ces critères. Dans la discussion qui a suivi, deux points importants ont été soulevés : la question de la relation entre les capacités cognitives et les capacités émotionnelles (comparaison entre espèces) et celle de l’impact de l’environnement sur les émotions (l’environnement d’élevage, qui ne permet pas à l’animal de tester la réalité, diminue-t-il la capacité à ressentir des émotions ?).

A. Desmedt nous a montré dans quelle mesure, à l’aide d’un modèle d’apprentissage de peur conditionnée, il était possible de dissocier deux types de mémoire, une mémoire explicite ou factuelle et une mémoire procédurale ou comportementale qui implique une composante émotionnelle. Ces deux types de mémoire intéresse des structures nerveuses différentes. La mémoire explicite implique essentiellement la formation hippocampique alors que la mémoire implicite intéresserait le complexe amygdaloïdien. Des données chez les primates indiquent qu’il est en effet possible de mettre en évidence après une lésion de l’amygdale, des altérations de la réactivité émotionnelle en réponse à différentes stimulations sans jamais observer des troubles d’apprentissage alors qu’un déficit des performances mnésiques pour la discrimination d’objets est observé après lésion de l’hippocampe sans modifier la réactivité émotionnelle.

Les résultats de A. Desmedt montrent que la lésion de l’amygdale, par une injection d’acide iboténique, supprime la réponse conditionnée émotionnelle à la réexposition du stimulus conditionnel (un son) sans modifier l’excitabilité septo-hippocampique qui serait un critère spécifique de l’encodage d’associations contextuelles (mémoire explicite).

Projet transversaux AGRI Bien-Etre

Les trois projets transversaux Emotion et cognition (coord. : A. Boissy), Emotions liées aux ruptures sociales (coord. : P. Orgeur) et Douleur (coord. : M. Hay et J. Servière) ont été présentés lors du séminaire du 1er mars.

Le projet "Emotion et cognition" a été reformulé dans une perspective essentiellement méthodologique. Il s'agit de redéfinir les situations dites émotionnelles sur la base des données issues des théories de l'évaluation des antécédents des émotions et, dans le cas particulier de l'aspect agréable/désagréable de la situation, de mettre au point un certain nombre d'épreuves destinées à tester les capacités hédoniques des animaux.

Compte-tenu du caractère novateur de ces projets, il n’est pas souhaitable d’en précipiter la rédaction. Aussi la date limite pour remettre ceux-ci sera le 31 mai 2000. Les propositions seront analysées par des experts francophones. L’idée d’une rédaction en anglais est donc abandonnée.

Toutefois, un résumé en anglais sera nécessaire. Pour la présentation, se reporter à la lettre n°4.

Remboursement des frais de déplacements

Lors de la création de l’AGRI Bien-être, une prise en charge des frais de déplacement pour participer à l’animation scientifique du réseau avait été demandée. Les lignes budgétaires viennent seulement d’être créditées… Nous proposons qu’en fin de semestre, chaque équipe transmette à R. Dantzer une facture interne du total de ses dépenses de déplacement. Cette procédure prend effet à partir du premier semestre 2000.

Merci de bien vouloir nous excuser de ne pas prendre en compte les dépenses engagées en 1999 ! Nous proposons également d’aider les déplacements à l’étranger soit pour des congrès dont le thème correspond aux préoccupations générales de notre réseau et qui sont susceptibles d’apporter des éléments conceptuels nouveaux (c’est le cas par exemple de la réunion « Consciousness, Cognition and Welfare » , Londres, mai 2000, ufaw@ufaw.org.uk)soit pour des réunions de préparation de projets européens de recherche. Pour en bénéficier, faire une demande écrite auprès du comité de coordination.

Site web Agri Bien-être animal

Nous proposons de créer un site web afin de présenter les activités du réseau AGRI bien-être animal. Un prototype va se mettre en place entre avril et mai grâce à l’aide de la documentaliste de l’unité PRC de Nouzilly, P. Volland, et une stagiaire. Après une présentation générale de notre réseau, de l’animation scientifique, des projets en cours, ce site pourrait donner des informations sur les publications majeures ainsi que les thèses des équipes du réseau, les appels d’offre de financement, les demandes et les offres de stage, les postes ouverts à concours, les annonces de congrès, la réglementation relative à la protection animale (lien avec le site de la Direction des Affaires Juridiques de l’Inra), les relations avec d’autres structures (coordination nationale inter-institut),… La lettre d’information actuelle serait également éditée sur le site.

Demandes de postes / Profils ouverts

Afin que nous soyons en mesure de gérer les éventuels chevauchements de thème entre profils, pensez à transmettre au comité de coordination de l’AGRI bien-être animal vos intentions de demandes de postes ! Merci.

Par ailleurs, plusieurs concours sont ouverts dans les universités :

Annonces congrès (nouveaux)

25 mai 2000 : journée « Stress-élevage du porc : productivité et bien-être" organisée par l'Institut Supérieur des Productions Animales et des Industries Agro-alimentaires (ispaia@zoopole.asso.fr)

15-16 nov. ou 29-30 nov. 2000, 8èmes Journées des Sciences du Muscle et Technologies de la Viande : session « Bien-être des animaux et qualité des produits

11-12 dec. 2000, Orsay : L’apprentissage, une approche transdisciplinaire (http://www.limsi.fr/WkG/ISCC)

A vos agendas !

Séminaires AGRI bien-être animal 7 Juin 2000, Rennes : Bien-être et élevage, programme : 9h30 : A. Prunier, MC Salaun, B. Auperin, et C. Arnould, introduction générale ; 10h-12h50 : problèmes de bien-être animal rencontrés par les éleveurs des filières piscicole (LeCoat), porcine (V. Courboulay, ITP), avicoles (L. Mirabito, ITAVI), et veau (G. Bertrand, IE) ; 14h : perception du bien-être animal par les citoyens / consommateurs : K. Latouche, quel prix à payer ?, N. Ratoin (), perception du gavage ; 15h – 16h20 : recherches entreprises pour la filière piscicole (B. Auperin), porcine (MC Salaun), avicoles (C. Arnould), et veau (I. Veissier) ; 15h40 – 16h20 : discussion générale.

20 Sept 2000 : Génomique fonctionnelle (organisation : R. Dantzer)

Décembre 2000 : Cognition animale (organisation : F. Lévy et B. Deputte)

N.B. : Le séminaire « cognition animale » initialement prévu le 6 décembre sera reporté au 5 ou au 8 décembre, selon la date de la session « bien-être animal » des 3R. Cette date devrait être connue début avril.

Le comité de coordination F. Lévy, I. Veissier, R. Dantzer